Les Réenchanteurs Associés

Les sélections vidéo des Réenchanteurs Associés

Rubrique consacrée au réenchantement, à l'expression de la vie dans ce qu'elle a de merveilleux, d'unique, d'édifiant, afin que nous choisissions notre camp : celui des veilleurs de valeurs et des passeurs de lumière et d'espérance. Quelques minutes pour prendre le temps de vivre, pour renouveler son regard sur le précieux de la vie, pour renouer avec les simplicités originelles hors desquelles il n'est point de plénitude possible.
À bon réenchanteur, salut !

LE CHANT DU MONDE :

Savoir quel mouvement font les petites fleurs en s'ouvrant le matin…
Quand un grand acteur interprète un grand poète, c'est toujours un grand moment !
Laurent Terzieff interprète Rainer Maria Rilke - Émission Bouillon de Culture (3 février 1995) -
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En 1995, à la demande de Bernard Pivot, Laurent Terzieff “l'éternel jeune homme” (alors âgé de 60 ans) fait l'éloge du théâtre, qui est pour lui le lieu où se rencontrent le monde visible et le monde invisible, façon de guérir son introversion mais aussi miroir que l'on tend aux hommes par l'expérience du langage. De manière à la fois magistrale et humble, Terzieff, l'interprète des heures graves et des instants fondateurs, cite un passage des Cahiers de Malt Laurrids Bridge avec une remarquable justesse de ton. Celui qui fut « ce jeune homme superbe au visage émacié et au regard vert » n'a rien perdu de son magnétisme, de son élégance et de son charme. Acteur d'une grande discrétion et pourvu d'un immense talent, il a reçu de nombreux prix (dont le Prix Gérard Philipe en 1964). Il nous livre ici une leçon sur la délicatesse des choses, spectacle rare qui laisse entrevoir ce que pourrait être la télévision si elle refusait de s'enliser dans des talk-shows affligeants et des émissions populistes aux ricanements convulsifs. Gil Pressnitzer a parlé de Terzieff comme “le crucifié des hautes paroles” : « Émacié comme un christ flamand, avec son sourire fait des ronces des douleurs du monde, il semble toujours faire sacrifice de lui-même pour que les hautes paroles des poètes ne restent pas cachées dans leurs hautes solitudes »… Ce grand moment de poésie nous a été révélé par Fabienne Marsaudon, amie “Réenchanteuse associée”, qui elle-même eut l'occasion d'interprèter Rilke en chansons avec une connivence singulière et une remarquable justesse d'émotion (Coffret « Les Chants de l'Aube » édité par Monte-Cristo et diffusé sur notre boutique en ligne) « Pour écrire un seul vers, il faut avoir vu beaucoup de villes, d'hommes et de choses, il faut connaitre les animaux, sentir comment volent les oiseaux et savoir quel mouvement font les petites fleurs en s'ouvrant le matin... Il faut pouvoir repenser à des chemins, dans des régions inconnues, à des rencontres inattendues, à des départs que l'on voyait longtemps approcher, à des jours d'enfance dont le mystère ne s'est pas encore éclairci (…) à des matins au bord de la mer, à la mer elle-même, à des mers, à des nuits de voyage qui frémissaient très haut et volaient au-dessus des étoiles… »
La gaieté d'où qu'elle vienne
Un regard taillé pour voir l'invisible derrière le visible (04-03-2012)
Christian Bobin – Le Soupir du Chat.
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Christian Bobin est un auteur très singulier, aux antipodes des modes littéraires de l'époque. Son œuvre est au carrefour de la poésie et de la mystique, avec des métaphores et des allégories qui signe son style de manière immédiate. Il accorde une importance suprême aux petites choses, rendant inoubliable ce qui, pour un regard distrait, paraît insignifiant. Extraits de ce texte : « Les enfants sont les plus profonds théologiens. Ils regardent attentivement ce qui tombe de la poche de Dieu sans se laisser distraire par le brouhaha des idées. Leurs yeux taillés en facettes attrapent la gaieté d'où qu'elle vienne (…) Des coquelicots dansaient le long du chemin du retour. Une grâce entrait en fraude dans le monde. Ces passeurs portaient des chemises de soie rouge. L'odeur montante de la terre humide convainquaient de vivre selon la plus grande joie possible ».
Tendresse immaculée
La danse de tendresse des ours polaires - images : Andrew Manske
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Les animaux sont parfois confondants d'émotion dans leur comportement. Peut-être devrions-nous revoir notre vocabulaire en observant de plus près la vie des bêtes. L'adjectif “bestial” qui suggère une cruauté sauvage est parfois plus souvent applicable aux hommes, dont l'actualité récente montre hélas ! la propension à la barbarie. Plongez dans cet univers ouaté où tout n'est qu'attention, grâce, délicatesse, douceur, beauté et harmonie… Un enchantement. Offert par une fidèle réenchanteuse, Béatrice Saint Jean, à laquelle nous exprimons toute notre fraternelle gratitude.
Merveilles hivernales
La vie sauvage à l'état pur…
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Qui ne ressent pas la nostalgie des beaux jours à l'approche des frimas de fin d'année et des journées raccourcies ? Et cependant… combien cette saison est belle aussi, pour peu que l'on s'aventure à observer le chant secret de la nature, les présences furtives, les éclats de lumière, les silences glacés, un certain retour à l'essentiel… 3:46 de beauté… naturelle ! Cette vidéo nous a été transmises par Mme Béatrice Saint Jean.