Les Réenchanteurs Associés

Les chroniques sonores des Réenchanteurs Associés

Rubrique consacrée au réenchantement, à l'expression de la vie dans ce qu'elle a de merveilleux, d'unique, d'édifiant, afin que nous choisissions notre camp : celui des veilleurs de valeurs et des passeurs de lumière et d'espérance. Quelques minutes pour prendre le temps de vivre, pour renouveler son regard sur le précieux de la vie, pour renouer avec les simplicités originelles hors desquelles il n'est point de plénitude possible.
À bon réenchanteur, salut !

VOUS AVEZ UN MESSAGE :

Encore et encore…
Ce qu'une petite voix nous murmure dans la petite vie de tous les jours…
Anne Herrenschmidt Kohler (Groupe Madison)
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Dans cette interpellation joliment interprétée sur fond de piano, qui agit comme une petite musique à la fois délicate et insistante (notre petite musique intérieure ?), Anne Herrenschmidt Kohler invite à reconsidérer les fondamentaux qui font le sens et la saveur de notre vie. Tout ceux qui redoutent de voir leur idéal broyé par un emploi du temps trop programmé, aimeront écouter cette “échappée belle” qui résonne un peu comme une ritournelle d'école buissonnière… À écouter et à réécouter quand on a l’impression que notre vie nous échappe. « Du temps pour réfléchir sérieusement à toutes ces questions qu'on se pose sans avoir vraiment le temps d'y répondre… » Cet extrait musical fait partie de l'excellent CD “One Fine Day” du groupe Madison (disponible sur notre site). Merci à Madison d'avoir autorisé la restitution intégrale sur notre site de ce morceau… de bravoure et de poésie !
Le meilleur ami qui puisse exister et qui est toujours là…
Album « Là devant Toi » (2002) - Passer du doute qui retient à la joie qui entraîne…
Anne Herrenschmidt Kohler (Groupe Madison)
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La voix veloutée de Anne H. Kohler vient nous murmurer à nouveau quelques confidences du bord de l'être, quand la solitude est sur le point de nous faire basculer, comme le “D” du sombre hasard (Doute, déception, déprime, deuil…), et que l'on se décide à lui substituer le “J” du Jeu authentique de la vie (Joie, jubilation, jeunesse du cœur, jardin secret, joyau de l'âme, justesse de comportement, Jésus et sa promesse d'amour et de joie complète). C'est le message d'une espérance invincible qui trouve ses racines et son envol dans la foi, en mettant de la présence dans l'absence, le baume de la paix du cœur sur nos souffrances, et Dieu dans notre vie ! Cet extrait musical fait partie du CD “Là devant Toi” du groupe Madison. Merci à Madison d'avoir autorisé la restitution intégrale sur notre site de ce morceau à écouter et à réécouter quand on se sent triste et vraiment seul…
« À chaque moment, j'oublie une chose que je devrais vous dire »
Rainer Maria Rilke - Le rendez-vous… Texte dit par François Garagnon
« LETTRE À UNE AMIE VÉNITIENNE »
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Novembre 1907. Le poète autrichien Rainer Maria Rilke arrive à Venise, il est accueilli par Adelmina Romanelli, une jeune fille qui tient avec sa famille une pension sur les Zattere. Dès le premier regard, « Mimi » est éprise du poète. Fasciné par sa beauté, il lui écrit des lettres, même vivant sous le même toit. Mais il n’oublie pas qu’il est père de famille, et part bientôt retrouver en Allemagne sa femme et sa fille. Au travers de la correspondance écrite, leur relation prend la direction d’une amitié féconde, d'une exquise délicatesse. Mais le poète est pris par l’écriture d’un nouveau roman, « les Cahiers de Malte Laurids Brigge », et prend ses distances… Cette lettre d’une élégance toute romantique exprime la délicatesse de cœur d’un être assez sensible pour retenir de l’autre ce qui précisément ne saurait se définir : le frémissement d’une présence, la connivence qui se passe de mots, l’attente à la fois intense et sereine, et jusqu’à la présence dans l’absence. Contraire de l’élan captatif, il s’agit d’un amour de bienveillance et de courtoisie, amour paisible et pur, non dénué d’une certaine ferveur mystique. Si l’âme éprise s’efface, c’est pour mieux révéler l’autre dans la splendeur de sa liberté et la plénitude de sa présence.
L'art d'aimer
Le temps que grèvent les difficultés n'est jamais perdu…
Rainer Maria Rilke - dit par François Garagnon
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Cette lettre écrite par Rilke à Friedrich Westhoff n'appartient pas aux célèbres Lettres à un Jeune Poète, du même auteur, bien que l'on retrouve le ton noble et grave sur les choses de la vie et de l'amour, tel que Rilke a l'élégance de nous les restituer. Il est question de “prendre l'amour au sérieux, le souffrir, l'apprendre comme un travail”, au lieu de le prendre, comme la plupart des hommes, comme un jeu ou un divertissement. Et c'est toute une pédagogie du cœur, tout un art d'aimer qui sont exprimés sobrement ici. Rilke fait la part de la solitude, de l'intériorité, de l'attention, comme conditions de la félicité et de la durée en amour. « Crois-moi : plus on est, plus riche est tout ce que l'on vit »…

ENCHANTÉ ! :

La courbe de tes yeux
dit par François Garagnon
Paul Éluard (Capitale de la douleur, 1926)
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« La courbe de tes yeux fait le tour de mon coeur, Un rond de danse et de douceur, Auréole du temps, berceau nocturne et sûr, Et si je ne sais plus tout ce que j'ai vécu C'est que tes yeux ne m'ont pas toujours vu (…) »
Les deux Joies
Si pour toi je devais choisir…
Le Lézard - dit par François Garagnon
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Ce beau texte nous parle de la joie dans ses diverses natures, et nous montre que si toutes les joies sont bonnes, l'une d'entre elles est à privilégier car elle n'est jamais menacée de disparition…

LES PENSÉES REVIGORANTES :

Les choses les plus précieuses
Pensée revigorante développée et dite par François Garagnon
Sur une citation de Paul Auster
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« Les choses les plus précieuses sont plus légères que l'air » Paul Auster

PAROLE D'ÉVANGILE :

« S'il me manque l'amour, je ne suis rien »
Un texte fondamental sur l'absolu de l'amour qui donne sens à la vie…
Saint Paul - “Hymne à la Charité” (1er Epître aux Corinthiens) - dit par François Garagnon
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Si ce texte magnifique est souvent choisi comme lecture dans les mariages, c'est qu'il célèbre l'amour dans ce qu'il a de radical, d'absolu et de fondateur. La plus grande des révolutions, c'est celle de l'Amour, et le premier commandement biblique “Aimez-vous les uns les autres” manifeste à quel point il importe de s'abreuver à la Source même de l'Amour, afin de n'avoir plus jamais soif… C'est la seule voie de sanctification, la quête ultime où tous les désirs convergent, comme les fleuves finissent par se jeter dans le vaste océan. L'amour est cette vastitude, cet infini qui nous embarque vers des horizons nouveaux et un grand large palpitant. Choisir l'amour dans sa vie, c'est brûler du désir (qui est aussi un formidable défi) de répandre autour de soi l'unité, la paix, l'harmonie, tout ce que peut inspirer le sentiment de la beauté, qui sent bon le parfum de l'amour de Dieu. Peut-être est-ce le seul message spirituel à retenir, qui rend vains, fragiles ou incomplets tous les autres : la vie n'a de sens que lorsque nous sommes et demeurons au cœur de l'Amour. Il s'agit de faire courir des courants d'étincelles d'amour, qui que nous soyons, partout où nous sommes, afin peu à peu d'embraser le monde ! « FRÈRES, PARMI LES DONS DE DIEU VOUS CHERCHEZ À OBTENIR CE QU’IL Y A DE MEILLEUR. JE VAIS VOUS INDIQUER UNE VOIE SUPÉRIEURE À TOUTES LES AUTRES. J’AURAIS BEAU PARLER TOUTES LES LANGUES DE LA TERRE ET DU CIEL, SI JE N’AI PAS LA CHARITÉ, S’IL ME MANQUE L’AMOUR, JE NE SUIS QU’UN CUIVRE QUI RÉSONNE, UNE CYMBALE QUI RETENTIT. J’AURAIS BEAU ÊTRE PROPHÈTE, AVOIR TOUTE LA SCIENCE DES MYSTÈRES ET TOUTE LA CONNAISSANCE DE DIEU, LA PLÉNITUDE DE LA FOI JUSQU’À TRANSPORTER LES MONTAGNES, S’IL ME MANQUE L’AMOUR, JE NE SUIS RIEN. J’AURAIS BEAU DISTRIBUER TOUTE MA FORTUNE AUX AFFAMÉS, J’AURAIS BEAU ME FAIRE BRÛLER VIF, S’IL ME MANQUE L’AMOUR, CELA NE ME SERT À RIEN. L’AMOUR EST PATIENCE ET SERVICE. EN LUI, PAS DE JALOUSIE NI DE VANTARDISE, NI D’ORGUEIL, RIEN DE MALHONNÊTE. L’AMOUR NE CHERCHE PAS L’INTÉRÊT, IGNORE LA COLÈRE ET NE MÉDITE PAS LE MAL. IL NE SE RÉJOUIT PAS DE L’INJUSTICE, MAIS IL TROUVE SA JOIE DANS CE QUI EST VRAI. IL SUPPORTE TOUT, IL FAIT CONFIANCE EN TOUT, IL ESPÈRE TOUT, IL ENDURE TOUT. L’AMOUR NE PASSERA JAMAIS. »
« Ne vous inquiétez pas pour votre vie… »
Une ode à la sérénité…
Saint Matthieu (6, 25-34) - dit par Frère Daniel-Marie, franciscain
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Voici un extraordinaire exercice de sérénité qui nous est proposé par saint Matthieu et qui est dit par un authentique frère franciscain qui trouve là la merveilleuse occasion de célébrer la bonté du Créateur tout autant que l'équilibre de la Création ! En appelant à considérer la bienveillance perpétuelle de notre Père céleste, saint Matthieu nous invite à renouer avec la simplicité des désirs et avec l'humilité du cœur. Comment trouver la paix du cœur sous le ciel ? « Voyez les oiseaux du ciel. Ils ne sèment ni ne moissonnent et ne recueillent rien dans des greniers. Et votre Père céleste les nourrit ». Cette démonstration d'une simplicité… biblique est de nature à décrisper nos préoccupations, à dédramatiser les situations et à nous ouvrir à une autre dimension de la vie. Comment ? « Cherchez d'abord le Royaume et sa justice. Tout le reste vous sera donné par surcroît. Ne vous inquiétez pas du lendemain. Demain s'inquiétera de lui-même. À chaque jour suffit sa peine. » À écouter et à réécouter, particulièrement lorsque le cumul des tracas ternit notre joie et amoindrit notre espérance…

LA VIE EST BELLE, MÊME SI… :

Smile !
Extrait du CD “Petites chansons du soir” de Fabienne Marsaudon
Chanson de Charlie Chaplin interprétée par Fabienne Marsaudon
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“Smile” est une chanson basée sur le thème instrumental utilisé dans le film de Charlie Chaplin, Les Temps Modernes (1936). Chaplin a composé la musique et John Turner et Geoffrey Parsons ont ajouté les paroles et le titre en 1954. C'est une chanson d'espoir pour des lendemains qui chantent, et la beauté de son thème a inspiré de nombreuses interprétations : initialement Nat King Cole, puis Lita Roza, Petula Clark et enfin Michael Jackson (dans son double album HiStory : Past, Present and Future, Book I (1995). Fabienne Marsaudon donne ici sa touche personnelle, en se coulant dans un style très music-hall américain, et en terminant sa chanson avec des paroles en français : Chante, quand ton cœur est blessé Chante, chante pour ne pas pleurer Quand le présent est à ré-enchanter Si tu chantes, même la gorge serrée Chante, et laisse-toi bercer Par la mélodie qui est là Rien que pour toi… Cette chanson, dont nous vous offrons ici un extrait, fait partie de son album pour enfants « Petites chansons du soir » disponible sur la boutique en ligne de notre site web. « Pour apaiser les esprits, bercer les cœurs et ouvrir le ailes des rêveurs »… Merci à Fabienne de nous avoir donné l'autorisation d'intégrer cet extrait dans notre rubrique “Chroniques sonores” !

ÉLOGE DE L'ARDEUR DE VIVRE :

Prière pour rayonner de joie
Madeleine Delbrêl - Texte dit par François Garagnon
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On sait de Madeleine Delbrêl, mystique chrétienne qui fut assistante sociale, qu'elle était d'une extraordinaire capacité d'empathie, s'engageant partout, nouant des relations personnelles dans tous les milieux, conviant Dieu au cœur des détresses humaines. Quelques mois avant sa mort, en 1964, elle disait encore : « J'ai été et je reste éblouie par Dieu ». « Puisque les paroles, ô mon Dieu, ne sont pas faites pour rester inertes dans nos livres ; mais pour nous posséder et courir le monde en nous… » Ce texte est une exhortation à porter l'espérance par les rues et parmi les foules, afin que les rumeurs de fraternité couvrent les crieurs de mauvaises nouvelles. C'est Fabienne Marsaudon qui nous a transmis ces paroles de feu, après les avoir elle-même reçues d'un ami. Des paroles, précisément, à faire courir comme un courant d'étincelles !
Le monde appartient à celui qui croit le plus
Pensée revigorante développée et dite par François Garagnon
Sur une citation de Henry Miller
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« Laissons les gens intelligents douter, critiquer, définir et classer les choses. L'homme de cœur croit. Et le monde appartient à celui qui croit le plus. » Henry Miller « Tâchons d'avoir toujours davantage de choses à dire que de choses à redire. Ne laissons pas nos ressentiments dominer nos sentiments. Défions-nous du scepticisme, qui est davantage un sabreur d'enthousiasme qu'un conducteur d'énergie. C'est la puissance de la ferveur, et non celle du calcul, qui doit nous mobiliser, nous conduire et nous transformer. Soyons des êtres ardents, et ne laissons pas notre qualité d'être détournée par les cyniques et les madrés ! » François Garagnon
Le rêve rend libre !
Pensée de N.H. Kleinbaum développée par François Garagnon
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« L'homme n'est jamais aussi libre que lorsqu'il rêve. » N.H. Kleinbaum Ayons l'audace de rêver, d'inventer notre destinée au lieu de nous soumettre à la prétendue force des choses : c'est peut-être cela ÊTRE LIBRE…
Je continuerai à croire…
dit par François Garagnon
Fière résolution de l'Abbé Pierre
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« Je continuerai à croire même si le monde perd espoir… » Voici un texte vivifiant signé par l'Abbé Pierre, qui montra par l'exemple de sa vie et de ses engagements, et spécialement par son courage persévérant qu'il est possible de ne jamais perdre espoir.

MEDITATIONS SUR L'ACCOMPLISSEMENT INTÉRIEUR :

L'enfance et la vieillesse se rejoignent
Marguerite Yourcenar - Archives du Nord
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« (…) Et tout, dans l'intervalle semble un tumulte vain, une agitation à vide, un chaos inutile par lequel on se demande pourquoi on a dû passer. » Marguerite Yourcenar
Fais le Bien, et passe…
lu par l'auteur
François Garagnon - Texte extrait du livre « Jade et les clins-Dieu de M. Saint-Esprit »
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« Ne juge pas trop vite. Sois à la fois exigeant et plein d'amour. Fais le bien et passe ton chemin »…
Les deux Loups
Parabole sur nos loups intérieurs… Sagesse sioux
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Dans notre esprit, il y a en permanence deux loups qui s'affrontent : le loup noir de la colère, du pessimisme, du malheur, et le loup blanc de l'amour, de la générosité, de l'optimisme. Lequel des deux va vaincre, à votre avis ?
Rien qu'aujourd'hui
Pape Jean XXIII - Résolutions pour le jour qui vient…
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« Rien qu'aujourd'hui, j'essaierai de vivre exclusivement ma journée sans chercher à résoudre le problème de toute ma vie. (…) Rien qu'aujourd'hui, je croirai fermement - même si les circonstances attestent le contraire - que la Providence de Dieu s'occupe de moi comme si rien d'autre n'existait au monde. (…) Rien qu'aujourd'hui, je n'aurai aucune crainte. Et tout particulièrement, je n'aurai pas peur d'apprécier ce qui est beau et de croire à la bonté. » De bonnes résolutions énoncées par le Pape Jean XXIII. À nous de les faire nôtres et de faire en sorte qu'elles ne soient pas simplement des vœux pieux…
« Mon orgueil est d'avoir aimé. Rien d'autre… »
De la grandeur et de l'honneur de vivre
Terzieff interprète Aragon…
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Avec la sobriété, la justesse de ton et l'intériorité qui est la sienne, Laurent Terzieff rapporte des paroles d'Aragon de manière magistrale et bouleversante. En rendant à Terzieff un ultime hommage (Terzieff a rejoint les étoiles le 2 juillet 2010), Olivier Py, directeur du théâtre de l'Odéon, disait que « sa voix résonne encore, vivante, claire, ferme, absolument unique ». De quoi est-il question dans ce beau texte d'Aragon ? De la quête. De la quête de toute vie. « Je sais maintenant pourquoi je suis né au monde. On racontera mon histoire, un jour, et ses mille péripéties. Mais tout cela n'est qu'agitation, trompe l'œil (…) Mon orgueil est d'avoir aimé. Rien d'autre » Cet enregistrement rare est extrait des Florilèges de Terzieff, spectacle qu'il a donné voici quelques années. Il nous a été transmis par Fabienne Marsaudon, qui rencontra en son temps Terzieff, “le grand seigneur du théâtre français”, pour partager une passion commune pour Rilke, et qui œuvre parmi d'autres artistes à perpétuer sa mémoire. Rappelons que nos éditions ont publié plusieurs œuvres discographiques de cette artiste talentueuse et méconnue qu'est Fabienne Marsaudon, laquelle s'apprête à donner un récital à Lausanne (les 26, 27 et 28 novembre 2010) à L'ESPRIT FRAPPEUR - Tél. 021 793 12 01) sur le thème « Les Chants de l'Aube » - De Victor-Hugo à Rainer Maria Rilke.
Beauté du mariage
Des premiers trébuchements au pas de danse…
Anne Morrow Lindbergh - dit par Anne Herrenschmidt Kohler
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Ce texte, écrit par Anne Lindbergh (épouse du célèbre pionnier de l'aviation Charles Lindbergh, elle-même audacieuse aviatrice et mère de six enfants !) est une ode à l'engagement merveilleusement fou qu'est le mariage. L'auteur cherche à réconcilier la ferveur amoureuse et l'esprit de discernement, à révéler le lien entre l'instant et la durée, à montrer surtout que l'amour n'est pas une histoire linéaire ou un cumul de sensations mais un art qui réclame qu'on soit incité à le réinventer périodiquement et à accepter qu'il se transforme. Avec lucidité — et sans rien perdre cependant en lyrisme — Anne Lindbergh analyse avec délicatesse les fondements de l'amour durable et met en garde contre les méprises, le poids de la routine, l'encroûtement qui nous guette si nous ne prenons pas garde aux valeurs fausses, aux passivités liées à l'habitude, et aux inclinations coupables comme la volonté d'appropriation de l'autre. Anne Herrenschmidt Kohler restitue ce texte avec beaucoup de fraîcheur, une intelligence sensible et une ingénuité pleine d'entendement.
Le test des 3 passoires
Dit par François Garagnon
Socrate - La fameuse maïeutique socratique pour mieux se gouverner soi-même
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Socrate avait une haute opinion de la sagesse. En deux minutes, il nous en offre une démonstration saisissante. Nous pourrions, à notre plus grand profit, pratiquer cet exercice très couramment dans nos jugements et nos opinions. Il montre combien la bienveillance pourrait devenir chez nous un réflexe naturel si nous parvenions à domestiquer nos humeurs, nos jugements à l'emporte-pièce en vérifiant nos intentions véritables et en privilégiant le discernement sous l'angle de la finalité ultime.
L'homme heureux
Où est l'homme parfaitement heureux ? raconté par François Garagnon
d'après un conte d'Europe Centrale. L'histoire qui raconte où chercher le goût de la vie
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Ce joli conte à la conclusion inattendue nous permet de comprendre que le bonheur n'est pas subordonné à des possessions ni même à des conditions extérieures, mais à un don, une qualité d'être tout à fait du dedans. Et si être heureux, c'était précisément cela : l'art de se contenter de son sort, la faculté de ne s'attarder qu'à ce qui va bien ?
Cette chose parfaitement invisible et si magnifiquement présente…
dit par l'auteur
François Garagnon - Texte extrait de “Le Livre de Bel Amour et de Sainte-Espérance” (1996)
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« Parle-moi de cette chose qui rend l'instant pareil à l'éternité et qui, déjà, s'est enfui quand on veut la contempler… »

LES FRANCHES PUBLIGOLADES :

Attention aux éclats… de rire !
Petit clip sonore irrésistible pour retrouver la joie de vivre…
Mourir de rire : la seule mort franchement réjouissante !
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Riez ! C'est bon pour la santé ! Depuis l’Antiquité, les médecins recommandent de rire dix minutes par jour pour être en bonne santé... Les vertus thérapeutiques du rire sont d’ailleurs de plus en plus utilisées en médecine. Et pour cause ! Les substances hormonales du rire dynamisent le corps et atténuent les sensations de douleur. Le rire repousserait donc le seuil de la souffrance. En plus de réduire le stress et les tensions, le sens de l’humour et le rire diminuent également les risques de maladies cardio-vasculaires, en particulier l'infarctus du myocarde. Enfin, selon certains chercheurs, le rire agirait même sur le système immunitaire : les anticorps augmenteraient dans la salive, barrière contre les infections comme les rhumes... Alors, qu’attendez-vous pour mourir de rire ?

PRINTEMPS DES POÈTES :

L'autre, altérable comme nous
Marie-Claire Bancquart - Poème dit par Vincent Eymard
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« L'Autre, altérable comme nous, secret, habité d'entrailles et de souvenirs, serre notre main dans sa main chaude, et quelque chose vous unit soudain: certitude de vivre ensemble dans le même mince repli du temps sur le même point de notre planète. Une force à deux. Peut-être une tendresse. Quelquefois le plaisir qu'un arbre sente bon, et qu'une parole commune puisse le dire. » Marie-Claire Bancquart vit à Paris. Professeur émérite de littérature française contemporaine à l’Université de Paris-IV (Sorbonne), auteur d’essais et d’articles sur la période 1880-1914, sur Paris et les écrivains ( quatre tomes, de 1880 à nos jours) et sur la poésie contemporaine. Elle a obtenu les prix de poésie Max Jacob, Vigny, Supervielle, prix d’automne de la Société des gens de Lettres, et prix de poésie 2006 de la ville de Lyon. Membre des jurys des prix Apollinaire, Ivan Goll et Max-Pol Fouchet, et de divers autres prix. Nombreuses lectures et ateliers en France et à l’étranger.
Un battement en elle
Mireille Fargier-Caruso - Poème dit par Françoise Gal
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« un battement en elle un mouvement d’eau douce rayonnement où elle s’enracine au centre l’enfantement quand la douleur fait craquer les limites dans la violence d’une joie infinie la chair s’écarte pour laisser passer l’autre déjà s’échappe une liberté neuve lames de fond une histoire de mer recommencée toujours l’amour prend corps lui tout contre voudrait apaiser son cri essuie son front dedans c’est elle elle dont le corps se rompt elle qui touche l’illimité au bord du gouffre elle se lie à l’espèce ancre la permanence avec sa chair dans l’évidence limpide d’une suite elle rassemble de ses gestes ronds ce que la souffrance éparpille douleur de la séparation de toute éternité les mères sont quittées pour que les hommes vivent la nuit dans leurs paumes en creux l’amour réunit leurs âmes ils s’unissent saisissent le sens Mireille Fargier-Caruso est née en Ardèche. Elle vit aujourd’hui à Paris. Elle a enseigné la philosophie, puis est devenue bibliothécaire en banlieue parisienne. Elle collabore à de nombreuses revues et anthologies. Certains de ses poèmes sont traduits en anglais, allemand et grec.
Le Temps réconcilié
Extrait de “De la poussière et de la grâce”, Rougerie
Hélène Cadou - Poème dit par Frédérique Martin
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1. Entre deux toits Le bleu Comme un appel de colombe La lucarne Seul regard Pour toute une vie Qui rêve de sa vacance 2. C'était une demeure D'ici et maintenant Bousculée par le ciel Et les erreurs Du vent Qui emportait Nos rêves Avec fruits et moissons Qui emportait Nos rêves Avec fruits et moissons C'était une demeure Du ciel sans frontières Les murs étaient d'ici Le ciel était chez lui Nous y vivions le jour Connaissions le mot fin Le temps réconcilié A sa perte éternelle. Née en 1922, Hélène Cadou a attendu près de 50 ans pour nous livrer ses souvenirs. Son mari, René Guy Cadou souhaitait qu'elle tienne un journal. Elle ne l'a jamais fait, sachant que les années étaient comptées. Le livre qu'elle nous donne aujourd'hui est bouleversant. A travers une écriture lumineuse, elle retrace que fut leur vie à Louisfert de 1946 à 1951, avec ce bonheur tout neuf qui s'assombrit peu à peu au fil de la maladie. La mort survient dans la chambre « à l'avant du navire » le 21 mars 1951.
Chaleur
Extrait de L'Ombre des Jours (1902)
Anna de Noailles - Poème dit par Ange de Tancrède
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« Tout luit, tout bleuit, tout bruit. Le jour est brûlant comme un fruit Que le soleil fendille et cuit. Chaque petite feuille est chaude Et miroite dans l'air où rôde Comme un parfum de reine-claude. Le soleil comme de l'eau pleut Sur tout le pays jaune et bleu. » La comtesse Anna-Elisabeth de Noailles, née princesse Bibesco Bassaraba de Brancovan, poétesse et romancière française, d'origine roumaine, est née à Paris en 1876 et décédée en 1933. Anna de Noailles écrit trois romans, une autobiographie et un grand nombre de poèmes. Au début du XXe siècle, son salon de l'avenue Hoche attire l'élite intellectuelle, littéraire et artistique de l'époque parmi lesquels Edmond Rostand, Paul Claudel, Colette, André Gide, Paul Valéry, Jean Cocteau, Alphonse Daudet ou encore Max Jacob. En 1904, avec d'autres femmes telles que Judith Gautier, fille de Théophile Gautier, Anna de Noailles crée le prix « Vie Heureuse », issu de la revue du même nom, qui deviendra plus tard le prix Femina, récompensant la meilleure ?uvre française écrite en prose ou en poésie. Elle meurt en 1933 et est inhumée au cimetière du Père-Lachaise à Paris mais son c?ur repose au cimetière d'Amphion-les-Bains, en Haute-Savoie.
« Je te suis bien plus proche qu'étranger »
Extrait de “Poèmes pour un texte” (1970-1991) Flammarion
Andrée Chédid - Chanson composée et chantée par Fabienne Marsaudon
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« Par l’univers-planète Univers à toute bride Par l’univers-bourdon Dans chaque cellule du corps Par les mots qui s’engendrent Par cette parole étranglée Par l’avant-scène du présent Par vents d’éternité Par cette naissance qui nous décerne le monde Par cette mort qui l’escamote Par cette vie Plus bruissante que tout l’imaginé TOI Qui que tu sois ! Je te suis bien plus proche qu’étranger » Dans ce poème (Toi-Moi) qui évoque l'insondable correspondance entre l'intime et l'universel, Andrée Chédid exprime le fondamental sentiment de fraternité qui nous relie, jusque dans la musique des sphères et dans les cellules de notre corps, et que vient éveiller le moindre bruissement de vie. Cette chanson, merveilleusement interprétée par Fabienne Marsaudon, figura parmi les dix textes sélectionnés par le jury du Concours Andrée Chédid du Poème chanté, édition 2010 de l'organisation officielle du Printemps des Poètes. Merci à Fabienne Marsaudon de nous en avoir autorisé librement la mise en ligne sur l'espace des Réenchanteurs Associés. C'est un bel hommage à Andrée Chedid qui a rendu son dernier souffle à l'âge de 90 ans le 6 février 2011.

PAROLES MYSTIQUES :

Dieu, le nom de quelqu'un qui a des milliers de noms…
Lu par Leili Anvar
« Souveraineté du Vide » de Christian Bobin -
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Une approche poétique et primesautière de Dieu.
Contagieux de la joie !
Texte de Madeleine Delbrêl lu par François Garagnon
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« (…) Que de cette leçon de bonheur, des étincelles nous mordent, nous investissent, nous envahissent. (…) que nous courions les rues de la ville, nous longions les vagues des foules, contagieux de la béatitude, contagieux de la joie. »
Ce qui est remarquable chez les saints, c'est leur bon sens !
27/01/2007 - Une approche inattendue de la sainteté
Extrait d'interview de Christian Bobin dans l'émission de KTO “Visages inattendus de personnalités”
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« QUAND JE SERAI GRAND, JE ME MARIERAI AVEC SAINTE THÉRÈSE D'AVILA, OU AVEC SAINTE THÉRÈSE DE LISIEUX. J'HÉSITE. » « L'absolu se trouve dans le détail, dans l'attention, le soin porté aux petits détails. Or, les saints sont remarquables d'acuité et de regard. Ce que je trouve chez eux, ce n'est pas l'extraordinaire, c'est l'ordinaire de la vie, c'est le plus ordinaire. Leur regard est absolument aiguisé et étincelant sur notre vie de simples mortels. » « La sainteté, on peut l'entendre comme la vie la moins perdue qui soit, la plus aimante qui soit. Je crois que chacun de nous est appelé à avoir cette vie-là, là où il est. Chacun de nous. » « La sainteté, c'est ne plus pouvoir choisir. Ne plus pouvoir choisir, c'est accepter ce qu'on vous a donné (…) On est très malheureux quand on peut choisir entre beaucoup de choses. La tête nous tourne, et on a plus de chance d'être malheureux. » « La vie la plus heureuse, c'est celle qui a accepté une fois pour toutes d'avoir très peu de maîtrise sur les événements ».
« Je t'ai passionnément aimée »
La conversion passionnée de Saint-Augustin
Saint Augustin (Les Confessions, I) - dit par François Garagnon
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Augustin d'Hippone (354-430 ap. JC) était un philosophe et théologien chrétien de l’Antiquité tardive, évêque d’Hippone, et un écrivain berbère, né d'un père citoyen romain et d'une mère berbère, sainte Monique. Il est l’un des principaux pères de l’Église latine et l’un des 33 docteurs de l’Église. Les catholiques le fêtent le 28 août, anniversaire de sa mort. Ecrivain fécond et actif, il déploie une intense activité de prédicateur, d'organisateur des communautés et de lutte contre les hérésies. La doctrine d'Augustin s'appuie sur la foi en Dieu mais ne combat pas la raison. Elle est une méditation de l'intelligence sur la création, le bien et la vertu. Les livres de saint Augustin sont de nos jours autant lus par les esprits religieux que par les philosophes laïcs. Celui qui disait que « la seule mesure de l'amour c'est d'aimer sans mesure » nous montre ici la folle prodigalité de son élan de foi, cette manière de se jeter dans les eaux vives de Dieu pour n'avoir plus jamais soif !
« Tu étais avec moi, mais je n'étais pas avec toi »
La rencontre éblouie de Dieu par Saint Augustin
Saint Augustin (Les Confessions, II) - dit par François Garagnon
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Les Confessions est une œuvre autobiographique d'Augustin d'Hippone, écrite entre 397 et 398, alors qu'il avait 45 ans et qu'il était baptisé depuis dix ans. Il raconte sa quête de Dieu. Son but est double : avouer ses péchés et ses fautes directement à Dieu (confession au sens chrétien) mais aussi proclamer la gloire de Dieu. La vie d'Augustin fut d'abord une vie de larcins et de péchés, de désordres et de débauches, d'amours impures, d'égarements du cœur et de l'esprit. Augustin comprend peu à peu que l'être humain est incapable de se tourner vers le bien sans la grâce divine, après une relecture du verset de saint Paul : « Qu'as-tu que tu ne l'aies reçu ? ». On remarquera dans ce texte, l'éblouissement ressenti par le sensuel que fut Augustin, et qui a besoin de convier tous ses sens pour découvrir en puissance guérissante et en plénitude l'onction divine, la présence de Dieu. Oui, les cinq sens sont sollicités, apaisés, réparés dans leur finesse perceptive au terme de ce sublime aveu d'amoureuse dépendance qui présente la foi dans le faisceau d'une expérience tout à la fois charnelle et mystique.
La Main de l'Ange
Salutation de Noël
Fra Angelico - dit par François Garagnon
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Dans ce texte merveilleux, Fra Angelico nous invite à contempler le monde sous son enveloppe et ses apparences. Il nous révèle ainsi que le Ciel est déjà là, si nous apprenons à regarder. En ces temps de Noël, cette sagesse divine vient nous rappeler bien à propos que les vraies joies ne sont pas celles qu'offrent le monde, ses fêtes éphémères et ses artifices. « En ces jours de Noël, je vous salue, non pas exactement à la manière dont le monde envoie ses salutations, mais avec la prière. Que pour vous, maintenant et à jamais, le Jour se lève et les ombres s’enfuient !… »

INSTANTS D'ÉTERNITÉ :

Apparition de l'Inespéré
Dialogue interprété par François et Vincent Garagnon
Extrait de “Little Something” - Chap. 15
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Little Something - “Le petit sentiment de rien du tout qui voulait devenir un grand amour qui ne finit jamais” (conte philosophique et mystique)
Dans le Parc…
dit par François Garagnon (musique ArvoPärt)
Un poème d'Albert Samain (Le Chariot d'or)
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« (…) Nous marcherons parmi les muettes allées ; Et cet amer parfum qu'ont les herbes foulées Et ce silence, et ce grand charme langoureux Que verse en nous l'automne exquis et douloureux (…) »
Rien de plus fort qu'un beau souvenir
Éloge des souvenirs d'enfance - dit par François Garagnon
Fédor Dostoïevski - Les Frères Karamazov (l'Enterrement d'Iliouchetchka)
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« Sachez donc qu'il n'est rien de plus noble, ni de plus fort, ni de plus sain, ni de plus utile dans la vie qu'un beau souvenir, surtout s'il remonte encore à l'enfance… » Dostoïevski évoque la force souveraine des souvenirs, qui constituent nos citadelles, et qui peuvent nous sauver des assauts du temps, des blessures de la vie et de la méchanceté des hommes.
Devant moi, toujours, mon enfance
Poème lu par François Garagnon
Jules Delavigne, Équilibre fuyant (Conclusions, 2008)
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« (…) Devant moi, toujours, mon enfance L’air chargé de sel, porté par le vent Ces milliers d’étincelles dans l’eau Ces milliers de pensées insaisissables Et le son des galets brassés par les vagues Qui me bercera jusqu'à l'infini. »

POÉSIE DE LA VIE :

« J'arrive où je suis étranger »
Poème de Louis Aragon - dit par François Garagnon
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« (…) Un jour tu passes la frontière D’où viens-tu mais où vas-tu donc Demain qu’importe et qu’importe hier Le coeur change avec le chardon Tout est sans rime ni pardon Passe ton doigt là sur ta tempe Touche l’enfance de tes yeux (…) »
Se faire petit
Une ode à la délicatesse de l'enfance - dit par François Garagnon
Janusz Korczak - Extrait de « Quand je redeviendrai petit »
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Une jolie invitation à considérer la délicatesse de sentiments des “petits”… Ce texte nous a été transmis par Joël Bergeot, fidèle réenchanteur associé.
Unique, et donc irremplaçable
Poème de Sylvie Fabre - dit par François Garagnon
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Éloge des pieds nus dans l'herbe des champs
« Quand une personne vit pleinement, les autres en font autant… »
Clarissa Pinkola Estés - Biographie secrète - dit par Melina Deva
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Clarissa Pinkola Estés, l'auteur de cette ode à la liberté intérieure, est née le 27 janvier 1945 au Mexique, et a grandi aux États-Unis, dans une famille d'origine hongroise qui l'a adoptée. Elle est diplômée en ethnologie et en psychologie clinique. Elle est conteuse et psychanalyste. On lui doit plusieurs ouvrages, portant notamment sur les grands archétypes féminins qu'elle explore dans un livre intitulé “Femmes qui courent avec les loups” publié en 1992. Elle a aussi écrit “Le Jardinier de l'Eden” et “Le Don de l'histoire”. Melina Deva rehausse ce texte avec sa voix flûtée et rieuse, aux accents délicieusement ingénus et pleins d'un charme tout enfantin. « Tous les enfants ont une vie secrète à l’écart des adultes. Alors, en été comme sous la neige, qu’importe ! je me glissais jusqu’à l’une des vertes salles du trône de la forêt et là, je défaisais les mille et un lacets des chaussures de fer, ouvrais leur dessus, montant affreusement dur et quittais ces chaussures d’une tonne capables de tuer un mulet d’un coup de pied. Et puis, je restais assise, en chantonnant des chansonnettes, tandis que mes pieds écoutaient en s’agitant (…) Ce dont avait surtout besoin mon âme : les enjambées, les allures, les démarches les plus importantes n’ont jamais été… réparées. Je crois qu’enfin le moment est venu, et sans avoir consulté le moindre médecin, d’aller moi aussi pieds nus, aussi souvent que possible, afin d’entendre et de voir pleinement. Quand une personne vit pleinement, les autres en font autant… »
« Vous allez tressaillir de choses qu'on n'a pas dites… »
dit par François Garagnon
« Ne fermez pas vos portes » - Poème de Walt Whitman (Feuilles d'herbe)
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Une harangue de Walt Whitman (1819-1892), le poète et humaniste de Long Island, d'après un poème extrait de son chef d'œuvre Leaves of Grass.

CLUB MONTE-CRISTO :

Soirées EXISTE-EN-CIEL (2)
présentée par François Garagnon
Les soirées existentielles Monte-Cristo - L'organisation des rencontres
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Quel est le contenu des soirées EXISTE-EN-CIEL organisées par les éditions Monte-Cristo ? Quels sont les supports, le programme ? Comment animer ces soirées ? Comment en faire un lieu de partage, de débat, d'approfondissement, de liens amicaux authentiques ? Pour en savoir plus, et préparer une soirée sans tarder, contactez-nous : contact@montecristo-editions.com
Soirées EXISTE-EN-CIEL (1)
présenté par François Garagnon
Les soirées existentielles Monte-Cristo - L'esprit des rencontres
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En quoi consistent les soirées EXISTE-EN-CIEL organisées par les éditions Monte-Cristo ? Dans quel but ? Avec quel esprit ? Pour en savoir plus sur l'organisation de ces soirées, activez le second lien sonore : Soirées EXISTE-EN-CIEL (2)

FRAT'HELLO :

FRATHELLO - La course-poursuite des Nihils
François Garagnon / Frère Daniel-Marie
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Dans cet ouvrage, Frat'Hello, il y a des passages méditatifs et aussi du suspense et de l’action. Ce passage — extrait du Livre Second de la Trilogie — relate un épisode symbolique où Jean, le héros, se laisse séduire par la fascinante forêt de Styx, lieu maléfique en vérité où il rencontre les “Sans nom” et les “Sans-visage”, des hommes-ombres surnommés “les Nihils” errant dans les vallées de l’enfer après avoir abdiqué toute identité. Ceux-ci pourchassent Jean après l’avoir identifié comme “porteur de lumière”, ce qui contrarie leur logique de ténèbres… Jean a réussi à leur échapper, et pense trouver quelque répit en se plongeant dans le bain régénérant d’une vasque naturelle, lorsqu’il s’aperçoit que deux yeux brillants et cruels l’observent derrière un arbre… C’est le début d’une course-poursuite impitoyable où la pureté doit échapper à la barbarie…
FRATHELLO - L'arrivée en Italie
François Garagnon / Frère Daniel-Marie
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Ce passage — extrait du Livre Premier de la Trilogie — relate le moment où Jean, le héros, après s’être fait prendre un “billet pour n’importe où”, arrive au terminus d’une ligne de train au sud de l’Italie. Pour la première fois de sa vie, il découvre l’atmosphère méridionale : « le pavé luisant, les façades colorées, les terrasses empiétant sur la voie publique, telle musique italienne s’échappant des fenêtres ouvertes, les scooters pétaradants, les interpellations sonores et joyeuses, la gestuelle appuyée des bavards, cette élégante au visage de madone dissimulé derrière de larges lunettes de soleil ambrées. Ce gentil mélange de gouaille populaire et d’élégance aristocratique, d’exubérance méridoniale et de dolce vita ». Surtout, il va pousser par inadvertance la porte d’une boutique portant cette drôle d’enseigne : « Les Yeux Fertiles », où il va faire une rencontre capitale orientant le cours de sa quête…
FRATHELLO - Un jour particulier
François Garagnon / Frère Daniel-Marie
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